J’ai lu quelqu’un dire, comme beaucoup d’autres, que je voudrais « m’approcher du miel », en parlant du système de gouvernance actuel de mon pays, qui traverse une transition.
C’est triste de constater que le service public est souvent perçu comme une opportunité de profiter des biens publics ou, devrais-je dire, des biens communs.
Pourtant, ce qu’il faut retenir, c’est que près de 13 millions de personnes s’efforcent chaque jour, tant bien que mal, de vivre honnêtement du fruit de leur travail. Cela montre qu’un haut cadre, même en politique, peut très bien réussir sa vie sans dépendre de l’administration publique. Pour rappel, je ne suis même pas fonctionnaire et je n’ai jamais cherché à l’être, tout en respectant profondément ces vaillants cadres, qui animent cette chaîne importante pour nous tous.
Comme je le dis souvent, mon père m’a appris qu’on n’a pas besoin d’être ministre pour être utile à son pays. Et grâce au modèle inspirant de ma mère, j’entreprends depuis mon plus jeune âge, malgré mes obligations socio-politiques.
Je pense que cette leçon devrait être enseignée dès l’école primaire, pour une raison simple : Apprendre aux enfants à poursuivre leurs propres rêves et à sortir des sentiers battus, plutôt que de croire qu’il n’y a de valeur que dans les statuts qu’une majorité estime enviables.
Grâce à Dieu, à ma famille, à mes mentors, à mes fabuleux collaborateurs et à nos partenaires, je vis chaque étape de ma vie en m’efforçant simplement d’être utile.
Aujourd’hui, j’y parviens notamment en créant des entreprises comme notre cabinet de conseil et leader du coaching politique, Dom Consulting, ainsi que l’agence Dom G Com, dédiée à la communication et au marketing. Ces initiatives sont des tremplins pour accompagner des personnes extraordinaires à bâtir des carrières hors du commun, tout en respectant leurs valeurs.
Dans cette quête, comme certains le savent, je pourrais évoquer le nombre d’initiatives et d’entreprises que j’ai échouées depuis le début de mon aventure entrepreneuriale. Mais je continue à croire en ma vision : contribuer, à l’échelle continentale, au développement du capital humain pour une société meilleure, plutôt que de m’attarder à pronostiquer les échecs des autres.
J’aime voir les gens réussir et, surtout, contribuer à leur réussite, que ce soit en politique ou dans l’entrepreneuriat, même si je ne le crie pas sur tous les toits par décence. Je suis fière d’avoir pu soutenir de nombreuses belles initiatives dans ce pays dès leurs débuts.
Non, je ne suis pas défaitiste et encore moins pessimiste. Même si l’on est parfois réduit à constater que l’on évolue dans un pays où la concurrence semble se résumer à espérer voir toutes les étoiles s’éteindre. Comme si servir dans un gouvernement était un péché dont on devrait se repentir, alors que beaucoup rêvent, au contraire, de voir leur lignée figurer parmi cette liste de serviteurs.
Que Dieu bénisse notre pays et donne la force à celles et ceux qui souhaitent sincèrement le servir loyalement, même lorsqu’ils sont incompris, pour le bien de tous.
Je ne cherche pas du boulot, j’en crée à mon rythme et en ma façon. Mais surtout, lorsqu’on considère que tu es un problème, continue à être une solution en ta manière, c’est à dire dans la dignité.